mardi 29 octobre 2013

l'appel du jour : Un enseignant Gabonais fait un appel à la mobilisation

Le problème de l'éducation au Gabon reste apparemment entier parce que lorsque nous voyons les multiples grèves enregistrées chaque début d'année et même pendant les années scolaires, on ne peut que se demander ce qui se passe dans ce secteur qui ma foi est prioritaire dans un pays. 
Le délégué général de la CONASYSED, Marcel LIBAMA, fait un appel à la mobilisation  sur cette vidéo pour que le gouvernement et le Président de la République respectent leurs engagements des états généraux de l'éducation de 2010 à savoir "l'accroissement" des structures d’accueil pour la rentrée scolaire 2013-2014, la régularisation de certains enseignants, le paiement de la PIF et j'en passe.
Le gouvernement en place et même les précédents ont toujours fait preuve d'incapacité sur ce sujet, faisant toujours preuve de grandes annonces qui n'aboutissent presque jamais sinon de manière ponctuelle pour calmer les ardeurs des grévistes. Comment accepter une telle désinvolture de la part de nos dirigeants sur une question aussi sensible et central pour notre pays, pour l'avenir de la nation.
Certains enseignants ont même fait grève en face de la primature pendant des jours sans trouver satisfaction à leurs revendications. Le ministre de tutelle refusant de les recevoir, ils étaient obligés d'aller voir le Premier ministre en espérant mieux chez ce dernier.
Il est inacceptable de laisser notre école mourir et de voir nos enfants être enseignés par des mécontents, c'est dans cette optique qu'il faudrait une réelle mobilisation de tous pour faire comprendre à ce gouvernement que l'éducation est une réelle priorité pour le Gabon et qu'il faudrait qu'il respecte les engagement des états généraux pour éviter les mêmes erreurs du passé. 

lundi 28 octobre 2013

Gabon : Elections locales du coté de l'opposition

Voici une réelle opportunité pour damer le pion au parti au pouvoir, les élections locales de Novembre prochain sont une aubaine pour l'opposition Gabonaise qui lutte maladroitement contre ce régime. Le boycotte des élections législatives passées ont été une gravissime erreur, car ces élections devaient permettre de faire un contre-poids au pouvoir en place, on se demande toujours si il n'y a pas eu une MAIN NOIRE qui a motivée ce boycotte.
Cette fois-ci apparemment l'opposition ne commettra pas cette même erreur car beaucoup parmi eux, à l’occurrence ceux de l'ancien UN, se présenteront en indépendants. J'ai lu ici et là que l'UFC demandait un report de un (1) mois parce que la liste électorale n'a pas été affichée un mois avant le début des élections. Je crois qu'il faut oublier ça mais plutôt aller sur le terrain pour commencer la pré-campagne.
Cette élection locale ne peut se limiter à elle même, elle doit amorcer les élections présidentielles de 2016 c'est pourquoi il faudrait un discours commun dans l'opposition, une vision d'ensemble au lieu de militer pour l'individualisme.
Hormis l'aspect politique de cette élection, il faudrait bien présenter un projet sérieux pour nos villes et collectivités locales, nos villes ont besoin d’être repensées car elles sont dans un état qui laisse à désirer. Regarder Libreville, la capitale de la République Gabonaise qui croule sous les ordures depuis de nombreux mois sans parler de nos collectivités locales qui sont abandonnées à elles-mêmes. Il ne faudrait pas faire de la politique politicienne mais du changement dans le mode de gestion de nos villes et collectivités locales.

Pour ces élections locales, je ferais une lecture quotidienne de la campagne pour commenter les différentes projets des candidats des deux bords et quelques vidéos de campagnes.
     

dimanche 20 octobre 2013

Le conseil de sécurité de l’ONU doit se démocratiser

Pour la première fois de l’histoire un pays refuse de siéger au conseil de sécurité des Nations Unies. L’Arabie Saoudite qui a été élue pour faire parti de ce conseil, a décliné son siège estimant que l’ONU n’a jamais pris ses responsabilités en ce qui concerne les différents conflits qui sévissent dans cette partie du monde, notamment la guerre en Syrie et le conflit Israélo-palestinien.
Cette décision de l’Arabie Saoudite met en lumière les frustrations et le mécontentement manifeste de ce pays face à l’incapacité du conseil de sécurité à régler des conflits qui ma foi cause beaucoup de tords aux populations Arabes. Depuis des années les guerres de même nature s’enchainent dans les pays Arabes et aucune résolution efficace visant à mettre un terme à ces conflits n’a été voté par le conseil, la preuve la guerre en Syrie continue et le conflit Israélo-palestinien s’enlise.
 Si on ramène le sujet dans le cadre Africain, on se rend compte que le conseil de sécurité des Nations-Unies n’a pas et ce depuis une vingtaine d’années déjà, régler la guerre en RDC, au Darfour, dans la corne de l’Afrique et j’en passe. Comment comprendre qu’un organisme qui est sensé avoir tous les pouvoirs d’action, n’arrive pas à résoudre des guerres qui durent et tuent depuis des décennies les populations civiles à travers notre continent.
La seule explication rationnelle est la constitution actuelle du conseil de sécurité : sur les 15 membres que compte le conseil de sécurité, 5 pays membres permanents appelés « puissances » possèdent le droit de veto et de vote contre 10 pays membres non permanents qui n'ont que le droit de vote . Ce pouvoir qui est supérieur à celui du conseil de sécurité, empêche véritablement, la bonne action de l’organe Onusienne. C’est une DICTATURE que de continuer à s’arroger ce pouvoir qui annihile le vote des dix autres membres du conseil de sécurité. Nous sommes en démocratie et cette dernière doit commencer d’abord au sein du conseil de sécurité.
C’est du réalisme que l’Arabie Saoudite a fait preuve, malgré les appels des autres pays Arabes qui lui demandaient de revenir sur sa décision, elle n’a pas toujours répondu favorable à leurs exhortations. Des marionnettes, des chaises musicales, c’est ce que sont les dix membres non permanents du conseil. Ils sont dénués de tout réel pouvoir de vote car ce dernier peut à tout moment être anéanti ou cassé par le véto d’un des 5 membres permanents. Comment pouvons-nous attendre le meilleur de ce conseil avec une telle discrimination? Il est vrai que ce sont ces « puissances » qui ont gagnés la seconde guerre mondiale, c’est pourquoi ils s’arrogent ce droit de véto, mais il faut accepter que la guerre soit finie depuis plus de 50 ans et que le monde a changé.
Les pouvoirs du conseil de sécurité de l’ONU doivent être revus et augmentés, le droit de véto doit pour ma part être abrogé pour que la voix de toutes les Nations membres du conseil de sécurité compte véritablement. Les pays Africains doivent réfléchir sur ce sujet qui est d’une grande importance pour une meilleure résolution des conflits en Afrique. La décision de l’Arabie Saoudite doit inspirer les Etats membres de l'ONU sur la nécessité de réformer le conseil de sécurité.

vendredi 18 octobre 2013

Sujet du jour : L'oisiveté, mère de toutes les bières.

Si on vous demande quel est l’opium du peuple au Gabon, dites la bière. Oui dites-le, la bière. C’est elle qui enivre toute la société, ça commence d’abord dans les foyers, ensuite dans les bars appelés « MAKI » puis enfin au travail ou à l’école. Je me dis parfois que si l'alcool était une religion alors la bière serait son prophète,  parce que tout le monde sinon la grande majorité des gens participe aux grandes messes quotidiennes dans les bars qui foisonnent Libreville.
Un constat frappe aux yeux lorsqu’on sillonne les artères de la capitale, les bars ou les autres débits de boissons sont toujours bondés de monde à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Les clients habituels sont toujours les mêmes : Les travailleurs du privée comme du public, les chômeurs,  les élèves et étudiants,  les soucieux qui cherchent à noyer leurs soucis au fond d’un verre de « BIBOCHE », c’est l'un des nom donné à la bière.
C’est effectivement autour d’une bonne « BIBOCHE »  ou de cinq c’est selon, qu’on passe du temps au quartier. C’est une évidence vue qu’il n’existe pas d’activités qui puissent  permettre aux jeunes de « tuer » le temps comme on dit chez nous. Il n'y a pas d’aires de jeu aménagés pour le football, le Basketball et les autres sports d’équipes,  encore moins de centres d’animations culturelles ou de parcs d’attractions, rien de tous ces lieux  sains qui favorisent l’épanouissement harmonieux des citoyens.
J’ai lu tout récemment  sur Wikipédia  qu’en 2004 les Gabonais buvaient en moyenne 55,8L de bière par an, ce qui nous mettait au rang de deuxième plus grand consommateur Africain après l’Afrique du Sud et les trentièmes mondial derrière la Suisse.  Avec la prolifération actuelle des débits de boissons à travers les villes et l’importance de leurs fréquentations, on ne serait pas étonné d’apprendre que cette moyenne, déjà élevée,  soit encore plus importante aujourd’hui en 2013.
Les fortes quantités de litres de bière et d’autres alcools comme les liqueurs et le vin que boivent les Gabonais,  favorisent l’expansion de certains fléaux tels que l’alcoolisme chez les jeunes filles et garçons, l’absentéisme dans les écoles et les administrations, l’abandon parental, les innombrables accidents de la route etc. Pourtant nous ne sommes ni les premiers ni les derniers dans les alcools, mais les conséquences factuelles sont plus perceptibles chez nous en raison de notre faible population.
Sans aucun doute, l’oisiveté est la cause première de l’alcoolisme des jeunes. Ils n’ont rien à faire et d’autres alternatives ne sont pas proposées pour leurs permettre de s’occuper plus sainement. C’est tout un questionnement qui bouillonne dans mon esprit quand je vois les jeunes abandonnés par nos pseudos responsables à savoir les Maires particulièrement et l’Etat en général : Pourquoi les jeunes ne sont pas éloignés de l’alcool ? Pourquoi rien n’est fait pour les occuper sainement ? Pourquoi le problème de l’alcoolisme qui divise les familles n’est pas combattu comme il se doit ? Autant de questions qui pour ma part nécessitent des réponses et des solutions car il y va du bien-être de notre société.

Bientôt les Gabonais choisiront leurs Maires, j’espère que ceux qui seront élus par les urnes feront mieux que leurs prédécesseurs en ce qui concerne les structures qui permettront aux populations de s’occuper plus  SAINEMENT en loisir, en sport, en culture, en musique,  en arts, dans les espaces de loisirs et j’en passe. Il est temps d’arrêter les discours de politiques politiciennes, les populations notamment les jeunes doivent être au centre des programmes ou politique qui favoriseront leurs bons épanouissement et une meilleure vie sociale.  C’est à mon sens le minimum que nos élus ont à nous offrir.

samedi 12 octobre 2013

Question du jour : Les mandats illimités en Afrique : volonté du peuple ou pratique dictatoriale ?

La problématique du jour est sans aucun doute un sujet très sensible et en même temps central pour comprendre les difficultés démocratiques que connaissent les pays Africains. C’est pourquoi j’ai jugé impérieux de partager succinctement avec vous, jeunes Africains comme moi, sur les explications que nous donnons  à l’illimitation des mandats de nos dirigeants.
J’aborderais cette incompréhension par la première interrogation du thème : est ce que l’illimitation des mandats est une volonté du peuple ? Je ne saurais la répondre au nom du peuple tout entier, toutefois on peut se demander si ce peuple souhaite véritablement une seule personne au pouvoir ad vitam aeternam ? La réponse aurait été plus simple et évidente si les Etats où il y a illimitation des mandats n’étaient pas des Républiques mais plutôt des royaumes.  Effectivement la réponse aurait été évidente si nous étions tous comme au SWAZILAND où il y a un roi dont la longévité n’est pas contestée  par le peuple. Dans ce genre de cas, le problème ne se pose pas mais s’impose au peuple puisque c’est un royaume. Maintenant en tant que république, où le pouvoir appartient en principe au peuple et non à un individu, comment expliquer que ce même peuple puisse permettre constitutionnellement qu’une personne qui a déjà dirigée puisse se présenter autant de fois qu’elle le souhaite alors que nous sommes en république ? Que c’est bizarre !
La constitution doit être l’expression du peuple et non d’un groupuscule qui s’aborde le pouvoir du premier citer à des fins partisanes ou personnelles. C’est malheureusement le cas dans certains pays du continent, où les dirigeants prétendent parler ou agir au nom du peuple alors qu’au fond ils le font à leurs noms propres ou à celui de leurs partis politiques. C’est par ce canal ou cette usurpation, que certains dirigeants ont illimité leurs mandats en faisant croire que c’est la volonté du peuple alors que c’est tout simplement la leur.
Vous comprenez dès lors pourquoi j’ai parlé plus haut d’incompréhension, parce que dès lors que nous sommes constitués en république, nulle personne ne peut se présenter « n fois » au poste de Président au risque de dénaturer la république. La loi dans certaines républiques  occidentales qui font office de références, et même dans certains Etats Africains comme le GHANA, le CAP VERT ou encore le SENEGAL, est quasiment la même en ce qui concerne la limitation de mandat ; c’est un mandat « une fois » renouvelable pour un président élu. Cette loi est formidable car elle exprime pleinement le vrai sens de la république qui veut que le peuple renouvelle par elle-même et pour elle-même sa classe dirigeante après deux mandats bien limités dans le temps.
Cette analyse nous plonge automatiquement dans le second point de ce sujet. Est-ce une pratique dictatoriale que de se présenter autant de fois qu’on le souhaite ? Les personnes concernées répondront tout simplement « non » parce que considérant que la constitution le permet. C’est tout à fait normal de répondre ainsi même si nous savons tous à l’image de qui cette constitution a été faite, en tout cas pas à l’image du peuple.
Le peuple ne peut pas lui-même choisir et donner le fouet avec lequel on va le battre à des fouetteurs. Si je le dit c’est parce que l’illimitation de mandat est comme un fouet et celui qui exerce cette illimitation est un fouetteur, donc un dictateur. La constitution dans une véritable république ne peut, selon moi, accorder une telle pratique parce que si c’est le cas alors la république se confond à la dictature.
De deux choses l’une, soit nous sommes une république soit une dictature. Il faut qu’on se situe pour savoir sur quel régime fonctionnons-nous. C’est cette confusion qui entache fortement la démocratie et le développement de nos pays. On se considère en république alors que les pratiques courantes sont dictatoriales ; parce que comment expliquer qu’un président qui sait que sont mandat prend fin sous peu, décide unilatéralement de changer la constitution et de prolonger le mandat pour rester au pouvoir ? Sommes-nous dans ce cas dans une république ou dans une dictature ?
J.J Rousseau dans le Contrat Social explique que le sénat Romains nommait  un dictateur que lorsque l’intérêt supérieur de la Nation était mis en danger. D’ailleurs cette nomination se faisait en secret et la nuit parce que la loi ne permettait pas à un homme d’être au dessus des lois. De nos jours, pour revenir chez nous en Afrique, nos dirigeants se mettent tout le temps au dessus des lois non pas au nom de la nation mais à leurs noms propres. Avec tout cela comment ne pas se dire que nous sommes vraisemblablement dans des dictatures qui ont l’apparence formelle de république. Les dirigeants qui changent les constitutions au gré de leurs ambitions ou attachement au pouvoir, font de nos Etats des dictatures pures et dures surtout lorsque ces pratiques sont courantes à tous les niveaux de décisions.

Pour finir je pense qu’il serait judicieux pour nos pays et pour le peuple Africain de revoir profondément les textes qui régissent la pratique du pouvoir, surtout au niveau des mandats des Présidents. La république doit s’exprimer dans toute sa plénitude et non la cloisonnée à des fins personnels qui ternissent sans aucun doute l’image des pays où la limitation de mandat n’est pas effective.
     
                         vivement que tous respectent la constitution.

mercredi 9 octobre 2013

Question du jour : Quel sélectionneur pour les Panthères du Gabon?

L’équipe nationale de football du Gabon est actuellement à la recherche d’un nouveau sélectionneur. Plusieurs entraîneurs ont déposé leurs candidatures en vue de prendre en main les destinées de notre sélection nationale. Parmi ces candidats, certains ne sont plus à présenter, on peut citer Claude Leroy, Jean Tissen, Enzo scifo, Claude Mbourounot, François zahoui, Hervé Renard, etc. selon le site Africafoot365, la cellule football de la Présidence de la République Gabonaise a son favori, il s’agit de Paul le Guen qui ne figure pas dans la short liste de la FEGAFOOT. Bref !
Nous savons tous que les panthères sont malades, la rapidité qui faisait sa caractéristique première s’est étiolée, le pragmatisme d’antan n’est qu’une nostalgie qui chagrine à chaque occasion de but ratée ; le patriotisme, ah le patriotisme ! Gabon d’abord. Ce n’est plus le cas mes chers amis, c’est désormais « l’argent d’abord » ou « moi d’a
bord ». Pourquoi cette perte de valeur au sein de l’équipe nationale ? Je n’arrive pas à comprendre que des gens qui disent être passionnés par le football, arrivent eux-mêmes à détruire l’objet de leur passion. Je trouve cela incompréhensible.
A l’époque de AZINGO on n’avait pas autant de professionnels que maintenant mais pourtant ces joueurs arrivaient tant bien que mal à rivaliser avec les plus grandes nations du football Africain. Comment se fait-il qu’aujourd’hui avec le capital humain que nous avons, ils ne parviennent  pas à faire plus que leurs aînés ? Une question  que seuls les dirigeants de la fédération, les différents  coachs qui se sont succédé et les joueurs  peuvent  répondre.
« Les Brésiliens d’Afrique » c’est comme ça qu’on nous appelait en 1996 en Afrique du Sud, tellement le jeu qu’on déroulait ressemblait goutte pour goutte à la Samba Brésilienne. C’était un jeu fluide et rapide, une vivacité qui déstabilisait les défenses adversaires. Ce jeu qu’adorait les Gabonais n’existe plus, il appartient désormais à l’histoire de notre football. Belle époque n’est ce pas ?! 
Toutes les difficultés que connait l’équipe nationale sont connues de tous, je n’apprends rien à ceux parmi vous qui suivent l’actualité des panthères, c’est un énorme chantier à ciel ouvert qui nécessite impérativement un maître d’œuvre à sa mesure. C’est pourquoi le sélectionneur qui sera choisi par la Fédération Gabonaise Football, nous dira long sur leur prise de conscience en ce qui concerne la reconstruction des Panthères sur son aspect footballistique.
L’ouvrage est véritablement de taille parce que hormis l’aspect footballistique qui est « gravement malade », il y a aussi l’aspect administratif qui pour moi est le couteau qui remue la blessure des panthères. Les multiples et variés guerres intestines que connait la FEGAFOOT sont pour beaucoup sur l’état pitoyable de l’équipe nationale.  Je me demande bien quand est-ce ils vont arrêter de « bousiller » la passion de leurs propres enfants. Cette partie du problème de l’équipe nationale n’est pas du ressort du sélectionneur, ce qui veut dire que ce sont les dirigeants eux-mêmes à les régler pour faciliter le travail de ce dernier et pour le bien du football Gabonais.
La FEGAFOOT a dans cet état de chose une double responsabilité dans le choix qu’elle aura à faire ; Elle devra non seulement désigner le meilleur sélectionneur possible pour l’équipe nationale mais aussi lui donner les moyens adéquats pour lui permettre de travailler dans les conditions optimales. L’improvisation ou l’amateurisme doivent laisser place à la programmation et au professionnalisme, nul doute qu’avec ces préalables les choses iront de l’avant.  
Nous savons tous ici que les différents sélectionneurs qui sont passés au Gabon, ont toujours rencontrés et déplorés les difficultés de tous genres auxquelles ils ont fait face. Le manque de moyens, de professionnalisme dans la gestion de l’équipe nationale, le trafic d’influence, le détournement des primes de joueurs, le non respect des calendriers etc. Tous ces maux ont depuis longtemps été les causes majeures des échecs que nous avons essuyés lors des dernières compétitions continentales. C’est pourquoi  il est temps pour eux (la fédération) de pallier à ces manquements qui sont d’un autre âge si on veut que notre équipe soit la plus compétitive possible.
Je pense qu’il serait judicieux de signer pour du long terme avec le futur sélectionneur des Panthères du Gabon. Un contrat de 4 ou 5 ans, permettra au nouveau coach de faire le travail de fond nécessaire pour remettre sur pied notre équipe nationale. Un toilettage serait le bienvenu pour rajeunir l’effectif afin de lui fournir la jeunesse talentueuse dont dispose les équipes nationales U-2O ou U-23.
Il nous faut un coach d’expérience et plein de caractère, rigoureux et professionnel, qui possède un véritable carnet d’adresse qui nous aidera à envoyer nos jeunes talents dans les meilleurs centres de formation et/ou clubs en Europe. C’est un point essentiel pour professionnaliser l’équipe nationale.
Tout ce que nous, fans des panthères, souhaitons messieurs les décideurs, c’est une équipe qui nous rende fiers et heureux, qui gagne des trophées et lève haut les couleurs nationales. Les talents sont là : AUBAMEYANG, ECUELE MANGA, POKO et tous les autres, il y a de quoi faire une bonne et grande équipe. Il faut pour cela un grand coach. Donc soyez pertinents dans le choix du sélectionneur c’est tout ce que nous vous demandons pour nos Panthères du Gabon.


                                         Vivement que le football reprenne sa place.


lundi 7 octobre 2013

Coup de gueule du jour : L'Afrique laisse ses enfants mourir.

Que font exactement les pays Africains face aux vagues de décès enregistrés par l’immigration clandestine des jeunes vers l’Europe ? Attendent-ils qu’il y ait des millions de morts pour que des mesures appropriées soient prises ? La mort d’un seul Africain  ne devrait-il pas déjà suffire pour que nos dirigeants trouvent des solutions adéquates à ce tragique phénomène ? Autant de questions qui laissent tout le continent interrogatif et en larme.

Nous savons tous les raisons de cette immigration clandestine, c’est un secret de polichinelle. Les jeunes Africains se sentent mal chez eux, ils n’ont pas de travail mais plutôt des guerres fratricides qui n’aboutissent in fine à rien si ce n’est les appauvrir davantage. C’est pourquoi sans hésiter et en sachant les risques qu’ils encourent, certains de nos frères décident de prendre le chemin de l’immigration clandestine en espérant une vie meilleure en Occident.
Le problème de l’immigration clandestine qui cause des milliers de morts par an, n’emballe pas vraiment les dirigeants Africains qui se concentrent seulement aux affaires de politiques politiciennes plutôt que sociales et humaines. On dirait même qu’ils ne regardent pas les informations, parce que l’ampleur de cette tragédie à heurter et heurte toujours le monde à chaque fois que nous voyons à la télévision des migrants repêchés morts ou vifs par les secours Européens.
Seuls les Africains peuvent trouver et doivent trouver les solutions à l’immigration clandestine, il ne faut pas se décharger de cette responsabilité qui incombe entièrement à nos dirigeants, s’ils en sont incapables qu’ils démissionnent alors. Depuis de nombreuses années déjà, les ONG et autres associations ont lancé des cris d’alarmes à l’endroit des autorités pour leur faire prendre conscience de la nécessité d’endiguer cette vague meurtrière.
J’ai la vive impression que les dirigeants Africains ont des mémoires courtes et sélectives, ou bien ils font fi de ne pas se rappeler de l’histoire de notre continent. Après tous les malheurs que nous avons subis, l’esclavage et la colonisation, comment accepter encore  de voir les jeunes Africains mourir à cause de l’immigration clandestine. C’est incompréhensible. Nous avons déjà perdu des millions de nos mères, pères, frères et sœurs durant l’histoire ; Il est inacceptable d’en perdre encore des milliers de nos jours. Savez-vous que 25000 jeunes Africains sont morts en 20 ans à cause de l’immigration clandestine, ce qui fait 1250 morts par an depuis 20 ans.  Pensez-vous que ce n’est pas largement suffisant pour agir ? Moi si.

Les guerres et la pauvreté sont les principaux facteurs d’immigration, qu’elle soit clandestine ou légale. On s’attarde sur les futilités alors que les véritables causes crèves aux yeux. La guerre doit d’abord cesser dans les pays où elle est la cause de l’immigration clandestine, ensuite le travail des jeunes doit être une priorité pour décourager ces derniers à s’aventurer dans ce genre de périple meurtrier.
Certains pays comme le Sénégal ont fait d’énormes efforts pour lutter contre ce phénomène. D’ailleurs c’est un sujet qui n’est presque plus d’actualité dans ce pays car les autorités ont quasiment réussi à convaincre les jeunes à ne plus immigrer en trouvant à ces derniers d’autres alternatives à travers le travail, le sport etc.
La pauvreté qui couvre tout le continent doit mobiliser les dirigeants, car elle  constitue la première cause d’immigration clandestine. Les jeunes sont au chômage, même en étant diplômés. Ils n’existent pas pour nous jeunes, des conditions favorables à notre émancipation et à notre accomplissement. Trop de pauvreté empêche les jeunes de croire, de rêver, de s’imaginer dans un futur proche et radieux. Trop de pauvreté entraîne le chaos, la prostitution, la rébellion ou l’immigration clandestine.

L’Union Africain (UA) devrait jouer pleinement son rôle dans ce sens, en trouvant les voies et moyens ordinaires ou extraordinaires pour convaincre les chefs d’Etats Africains a adopté une politique commune qui nous permettra de réunir toutes les conditions favorables pour que les enfants de AFRICA n’immigrent plus dans la clandestinité.

                        Vivement que ce phénomène prenne fin une bonne fois pour toute.