mercredi 2 octobre 2013

Vidéo du jour : Un documentaire sur Siya po'ossi X


Un documentaire sur le mythique groupe Gabonais SIYA PO'OSSI X  a été réalisé par Wilfrid Ebane Zeng. Cette vidéo a retenu mon attention tout particulièrement parce que nous n'en voyons pas souvent sur le rap "Gaboma", pour utiliser le jargon des rappeurs pour parler du Gabon. L'histoire de ce groupe est profondément liée à l'éveil de conscience des jeunes Gabonais sur les difficultés qu'ils faisaient face au quotidien. Le rap fut un exutoire pour la jeunesse défavorisée, c'était le seul moyen pour eux d'exprimer leurs différentes frustrations malgré les représailles auxquelles ils s'exposaient.

Ce documentaire est très intéressant car il donne la possibilité aux jeunes d'aujourd'hui et d'hier, de (re)plonger au cœur de l'histoire de ce groupe et du rap Gabonais à travers sa chronologie et une interview inédite avec tous les membres du groupe à l'exception de La Wanna.
C'est une très belle initiative et j'espère que d'autres de ce genre suivront.

Vivement que le rap Gabonais reprennent ses lettres de noblesse

mardi 1 octobre 2013

Sujet du jour : L’Afrique et sa souveraineté de façade




Peut-on véritablement dire que les Etats Africains sont souverains ? C’est une question existentialiste au vue des enjeux auxquels font face nos pays actuellement. Les retards criards observés dans les secteurs à mon sens souverains, ce qui n’est pas du sens de nos Etats, tels que l’éducation, la santé, la culture, l’alimentation, l’eau, et la sécurité, met en lumière la mauvaise compréhension ou la mauvaise foi que font nos dirigeants sur le concept de souveraineté.
En dehors des secteurs que j’ai cités plus haut, il faut également y ajouter la monnaie qui est le nerf de cette souveraineté. Je ne veux pas trop m’appesantir sur ce sujet parce qu’en dépit du fait que le CFA ne soit pas une monnaie créée par les Etats Africains, cela n’empêche guère à l’Etat Gabonais par exemple de construire une école primaire dans un village qui en a besoin. C’est pourquoi je me concentre spécifiquement sur la souveraineté qui a trait aux moyens de « conservation » comme disait Rousseau, de nos peuples, du peuple Africain. Il faut un peuple éduquer et proche de sa culture,  un peuple en bonne santé qui mange à sa faim, boit de l’eau potable et vit en toute sécurité. C’est uniquement par ces préalables fondamentaux que nos Etats Africains pourront envisager avec sérénité  et assurance l’avenir de nos pays.
A contrario, on remarque que la souveraineté se fait valoir par nos dirigeants que lorsqu’il y a ingérence dans les affaires politiques de nos Nations. On peut citer en autre les contestations électorales des ONG internationales ou de certains pays occidentaux et même Africains, les reproches en ce qui concerne la démocratie ou la liberté d’expression des journalistes par exemple. Ces dans ces circonstances que les dirigeants Africains sortent la carte de la souveraineté. Je les entends dire : «  Nous sommes un Etat souverain et libre, les affaires intérieures de notre pays ne concernent pas les autres Etats », c’est vrai mais pourtant lorsque les mêmes font des reproches sur des questions de souveraineté comme la santé ou l’adduction d’eau, ce sont également les mêmes dirigeants  qui leurs demandent de l’aide financières. Paradoxe.
C’est pour dire que la souveraineté n’a pas le sens global qu’il devrait avoir, mais plutôt un sens opportuniste, c'est à dire politique. C’est ce sens qui est le plus valorisé et qui justifie la longévité de plusieurs dizaines d’années au pouvoir des présidents en Afrique, les dictatures que nous connaissons, la gabegie à outrance et j’en passe.
La souveraineté mes chers frères Africains doit d’abord consister à bien protéger nos frontières. Comment comprendre que nos armés ne peuvent pas, fautes de moyens suffisants et appropriés, garantir l’intégrité territoriale de nos pays. On l’a vu au Mali, au Congo-Kinshasa, en Centrafrique etc. La première obligation de nos gouvernants est celle-là, assurer l’intégrité territoriale. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’aucun peuple et aucun pays ne peut se développer et surtout se « conserver » dans un environnement d’insécurité permanente. C’est une obligation souveraine.
On a l’impression que les dirigeants Africains oublient que ce sont les hommes et les femmes qui font la prospérité d’une nation. Il faut bien le dire, aucun autre être vivant ne l’a compose, si ce n’est les Hommes. Parce que lorsqu'on voit le dispositif sanitaire de nos pays, on comprend aisément que ce n'est pas destiné aux derniers cités. Le mauvais état de santé des Africains, Notre espérance de vie est « jeune », 57 ans alors que la moyenne mondiale est de 69 ans. La mortalité infantile a tué 7,6 millions (2010) d’enfants de moins de 5 ans en Afrique, la pandémie du Sida, le paludisme, le diabète, la tension artérielle pour ne citer que ceux là, font des millions de morts chaque année à travers le continent.
Comment entrevoir l’avenir quand nos populations meurent prématurément des maladies connues de tous et qui peuvent pourtant être prévenues. Comment avoir des hommes et femmes forts, performants et qui vivent longtemps si on n’améliore pas leur santé. Il va sans dire qu’il faut impérativement que le secteur de la santé qui est vital non seulement pour les Africains mais aussi pour le continent, soit reformé et adapté aux réels besoins de ceux qui font la nation, c'est-à-dire les populations. La souveraineté consiste également à garantir cela, car relevant de la survie du peuple et de la nation.
Le meilleur moyen pour lutter contre les maladies, ou contre certains fléaux qui sévissent en Afrique est l’éducation. Elle seule permet aux populations de maîtriser et de mieux comprendre les moyens de lutte contre les maladies. L’éducation est un grand défi continental, les statistiques sont assez intéressants sur le plan de la scolarisation, il y a 90% de scolarisés parmi la population. C’est déjà une bonne chose, cependant le taux d’échec, l’abandon scolaire, l’inadéquation entre l’éducation et les réalités endogènes des pays Africains, viennent ternir ces efforts de scolarisation déjà consentis. En marge de ces facteurs qui édulcorent ce fort taux de scolarisation, il y a aussi les grèves et revendications intempestives  des enseignants qui sont faites chaque début de rentrées et même durant l’année scolaire, les universités qui sont devenues des lieux de propagandes politiques; Les sectes, le repli ethnique, l’affairisme, ont pris la place de la transmission du savoir et la recherche scientifique qui pourtant permettraient de donner des réponses précises aux divers questions qu’on se pose sur notre passé,  notre présent et notre avenir.
Maurice Barrès disait que « l’éducation ne transforme l’homme, mais l’éveil » c’est à cela que doit consister l’éducation du peuple, les maintenir en « éveil » pour construire une Afrique forte et prospère.  Elle permettra surtout de qualifier les ressources humaines qui porteront les nombreux projets prioritaires dont le continent se dote pour assurer son avenir. Ne croyez-vous pas que cela devrait aussi relever de la souveraineté ? Moi si.

L’alimentation en Afrique, voici un une problématique qui fait couler beaucoup d’ancres et de salives. Comme dans les secteurs sus cités, l’alimentation ne devrait pas échapper aux obligations souveraines de nos Etats. Un pays qui est incapable de nourrir son peuple convenablement et à des prix abordables, ne peut se venter d’être souverain. La sécurité alimentaire à travers l’auto suffisance alimentaire est un moyen de lutte contre les famines que nous observons sur le continent, notamment comme celles connues dans la corne de l’Afrique ou encore en Afrique de l’Ouest.
Il est vrai que la production agricole a augmenté de 10% ces dernières années en Afrique, toutefois on remarque que les prix proposés sur le marché sont toujours aussi élevés pour des raisons aussi diverses que variées. Une approche plus élaborée sur le secteur devrait mobiliser tous les dirigeants pour que l’Afrique assume elle-même l’alimentation de ses enfants. Il y va de notre souveraineté alimentaire.
Sur une émission de radio un Monsieur avait dit : « La santé commence d’abord par boire de l’eau potable » c’est sans réserve que je partage cette idée, car une eau qui n’est pas potable entraîne des maladies qui habituellement tuent nos populations. Mais l’eau c’est d’abord la vie, chaque pays devrait s’assurer de l’adduction en eau courante dans chaque foyer. Ce qui n’est pas le cas malheureusement dans nos pays, le nombre de foyer et la qualité de l’eau distribuée ne font que diminuer d’années en années fautes également de programmes nationaux d’adduction d’eau. Cette richesse précieuse doit relever de la souveraineté d’un Etat à travers des contraintes qui obligent les concessionnaires à multiplier les investissements afin d'accroître le nombre de foyer qui ont accès à l’eau courante.
Enfin la culture, on dit souvent que « C’est ce qui reste quand on a tout perdu », et oui c’est tout à fait vrai. Après l’esclavage et la colonisation qui ont considérablement entamés notre culture, il y va de la responsabilité de nos dirigeants de faire en sorte qu’elle soit valorisée pour ne pas oublier et perdre nos origines, nos croyances et rites, nos us et coutumes. Notre culture est notre équilibre sans aucun doute, c’est notre rempart car nous nous référons à elle dans les moments difficiles.
Avec la mondialisation et la globalisation du monde actuelle, il serait préjudiciable pour nous Africains d’abandonner ou de négliger notre culture au profit de celle des autres. Nous devons comme ces derniers la diffuser et la valoriser car étant trop riche et belle pour la garder seulement pour nous. Il constitue un secteur de souveraineté, pas de mot mais d’acte tout comme les autres domaines traités. Les Etats doivent garantir sa perpétuation à travers les années à venir pour que les générations futures  et le monde se rappellent de nos origines et de nos pratiques.


Si véritablement les dirigeants considéraient ces domaines comme étant souverains, nous en saurions pas à ce niveau de nos jours. Pour avoir un essor croissant et maîtrisé de nos pays, il faut sans aucun doute revoir la conception de souveraineté. Elle n’est pas seulement celle-là qui est célébrée chaque année lors des fêtes de l’indépendance à travers le continent, elle est surtout celle qui relève de notre « conservation », des moyens que j’ai cités plus haut qui nous garantirons un avenir certain. Le présent qui souffre de plusieurs maux dus à cette mauvaise compréhension de la souveraineté, se verra meilleure si ceux qui nous dirigent élargissaient leur champ de définition et si la société civile Africaine joue pleinement son rôle d’observateur et de baromètre de l’évolution sociale et économique de nos pays.


                  Vivement que l'Afrique se réveil.

jeudi 26 septembre 2013

Vidéo du jour : Obligés de puiser l'eau du Puits


Cette vidéo réalisée par Alioune DIOP a tout particulièrement retenu mon attention. On y voit des populations allant puisés de l'eau dans un puits à cause de la pénurie d'eau qui sévit dans la capitale. Cette vidéo a été filmée aux parcelles assainies, un quartier situé dans la banlieue de Dakar. 

Comme je l'ai dit et montré dans image du jour, les populations ont véritablement du mal a trouvé de l'eau malgré les citernes mis à la disposition de ces derniers afin d’alléger les désagrément causés par cette pénurie. 
Cette situation n'a pas seulement des effets sur le besoin en eau des familles mais aussi sur leurs activités agricoles et commerciales, certains maraîchers comme on le voit dans la vidéo ont du mal a arrosé leurs jardins qui constituent  la source de leurs revenus.
Le rétablissement de l'eau courante serait véritablement un ouf de soulagement pour les populations de Dakar. Espérons que d'ici la fin du weekend la situation rentre vite dans l'ordre pour un retour à la vie normale.

       

 

mercredi 25 septembre 2013

Image du jour : Pénurie d'eau à Dakar.


J'ai choisi cette image comme celle du jour parce que en ce moment à Dakar nous voyons ce genre de scène au quotidien. La coupure d'eau qui dure déjà depuis plus d'une semaine dans la capitale Sénégalaise est sans précédente, les populations ont tout le mal du monde à s'approvisionner en eau. C'est sans aucun doute la croix et la bannière pour prendre un bain, de cuisiner ou encore d'aller au petit coin.

La société chargée de la distribution d'eau à travers le territoire, la SDE (La Sénégalaise Des Eaux), a mis à la disposition des populations de Dakar une centaine de citernes pour distribuer de l'eau. Des fil Indiennes sont visibles à travers les artères de la capitale, les femmes et les enfants composent en majorité ces rangs improvisés.
Depuis plusieurs jours il est annoncé le retour de l'eau, mais dans les robinets ce n'est pas le cas. En cette période de rareté, il faudrait avoir une gestion parcimonieuse de l'eau qu'on a dans les bidons. Quelques gestes utiles sont nécessaires :

  1. Ne pas gaspiller de l'eau, en cette période se serait insensé
  2. Prendre une douche rapide par jour, pas d'autres choix
  3. Utiliser l'eau de votre bain ou de la lessive pour les toilettes
  4. Faites beaucoup de réserves d'eau quand vous avez la possibilité de remplir des bidons ( soit chez un ami, ou lors des passages des citernes d'eau)
  5. Rester chez soi quand il n'est pas nécessaire de sortir. En cette période de forte chaleur vaut mieux ne pas trop bouger
Vivement que cette situation désagréable prenne fin le plus rapidement possible.

mardi 24 septembre 2013

Conseil du jour : Les bons tuyaux pour la rentrée des classes

Ça y est, c’est la rentrée des classes ! Des milliers d’élèves à travers le pays ont repris le chemin de l’école depuis lundi. L’école fait maintenant place aux vacances, c’est fini les grâces matinées et les jeux ou les balades à n’en pas finir.

Le début des cours est souvent poussif pour les élèves, habitués à un certain rythme de vie durant les vacances, ils ont tout le mal du monde à retrouver les bons réflexes d’écoliers lors de la reprise des cours. La somnolence pendant les cours, les retards, l'absence de plan de travail , de concentration etc… sont autant de choses qu’il faut changer lorsqu’on a repris les cours.
Pour vous aider à bien débuter l’année scolaire, j’ai élaboré quelques principes de base à suivre pour bien reprendre les cours. Ces principes sont simples et peuvent vous servir durant toute l’année scolaire.

1.      Se lever tôt pour se préparer avant d’aller  au cours.
2.      Prendre un bon petit déjeuner c’est important.
3.      Arrivée à l’heure à l’école, c’est la moindre des choses.
4.      Etre attentif pendant les cours et poser des questions quand c’est nécessaire.
5.      A la fin des cours, vérifier si tout est dans le cartable et les exercices à faire à la maison.
6.      En rentrant de l’école,  il faut manger ensuite se reposer et enfin faire des exercices.
7.      Pour travailler, faites le dans votre chambre ou dans un endroit calme et éclairé
8.      Il faut toujours faire une révision des leçons du jour et anticiper sur celles à venir
9.      Faire son cartable assidûment après le travail, vérifier si les cahiers correspondent aux cours du lendemain  
10.   Se coucher tôt, 21H30. C’est également la moindre des choses

J’espère que ces conseils vous aideront durant cette année scolaire, en tout cas c’est ce que je vous souhaite.
                         

                         Bonne rentrée des classes à toutes et à tous

Sujet du jour : La micro-finance, une solution contre la pauvreté.

Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté dans nos pays en développement, la micro-finance constitue  sans aucun doute une piste de solution intéressante pour les Etats Africains. Il va sans dire que la maîtrise de ce mode de financement n’est pas tout à fait l’apanage de nombreux pays. La méconnaissance de la micro-finance et l’absence de réelles politiques nationales en vue de sa vulgarisation, sont autant de raisons qui justifient sa faible utilisation.
Comme disait Socrate : « Avant de commencer entendons nous sur le sens des mots », la définition de la micro-finance est un préalable pour permettre à tout un chacun de savoir de quoi on parle. La micro-finance désigne  l’offre de produits et services financiers aux populations pauvres et exclues des systèmes financiers traditionnels. Le microcrédit constitue la dimension la plus connue de la micro-finance, toutefois une diversité de produits et services est également proposée comme les comptes courants, l’épargne et le transfert d’argent.
C’est au Bangladesh vers les années 70 que la micro-finance  a été popularisée  grâce au Pro-
fesseur Yunus. Il a aidé les ‘’pauvres’’ en les prêtant de petites sommes d’argent et en les accompagnant dans leurs activités, grâce à cela le Pr. Yunus  a pu faire sortir des millions de ses compatriotes de la pauvreté.  Cette réussite sociale et économique lui a même valu le Prix Nobel de la Paix en 2006.
La micro-finance revêt plusieurs aspects intéressants qui pourraient réduire considérablement la pauvreté dans nos zones  rurales et urbaines. En zone rurale elle permet aux pauvres de créer et/ou de développer leurs toutes petites activités commerciales ou agricoles  génératrices de revenus réguliers, ce qui est important quand on sait que l’une des caractéristiques majeure du ‘’pauvre’’ c’est l’irrégularité de ses revenus. La micro-épargne et la micro-assurance qui seront constituées grâce à leurs activités économique,  permettront à ceux-ci de faire face à certains imprévus comme la maladie, ou encore certaines exigences comme l’école des enfants.  Les femmes sont les plus nécessiteuses, elles sont souvent chefs dans les familles monoparentales dans certains de nos Etats. Ce sont elles qui font le commerce ou l’agriculture dans nos villages pour pouvoir subvenir aux besoins de la famille. Dans les zones rurales toujours, les coopératives agricoles  ou artisanales sont aussi les cibles de la micro-finance. A travers elle, les membres pourront avoir accès à des crédits qui leurs permettront d’augmenter leurs équipements de production, ce qui ne leur ait pas permit par les crédits bancaires  traditionnelles.  La micro-finance dans ce cas renforce non seulement les liens sociaux dans la communauté  mais aussi offre aux membres de celle-ci les moyens de sortir de la pauvreté en développant leurs moyens de subsistance.
Dans les zones urbaines, les jeunes et les femmes sont les premiers demandeurs de financement. Les projets présentés par ces derniers ne correspondent pas souvent aux lignes de crédits octroyées par les banques  commerciales, ce qui pénalisent la création d’entreprises et le développement des PME locales. C’est pourquoi, les IMF (Institution de Micro-Finance) sont la solution adaptée à ce genre de projets peu coûteux en financement. Plusieurs jeunes disposent des projets ou idée de projet, cependant l’absence de garantie ou la complexité des pièces à fournir  entravent  comme toujours leurs financements par les banques.
Au Gabon par exemple, il existe 11 IMF majeures et plusieurs fonds d’aide aux PME. Ces institutions participent chacune à son niveau au financement des PME et projets individuels. Depuis quelques années déjà des structures comme FINAM, GAMIFI, CEFEC, LOXIA EMF,  ont augmenté le volume de leurs financements à cause du nombre important de demandeurs de crédit qui se dirigent vers eux depuis quelques années. D'ailleurs les statistiques le prouvent, au 31 Décembre 2010 les ressources de l’ensemble du secteur se chiffraient à 11,90 milliards fCFA soit une augmentation de 63% par rapport à 2009. Toutefois, leurs disséminations à travers le territoire national reste faibles, ce qui ne rapproche pas les IMF des plus nécessiteux, c'est-à-dire les jeunes et les femmes. Les institutions de micro-finance sont initialement destinées aux ‘’pauvres’’, ces derniers doivent mettre en place un réseau efficace d’agences pour soutenir les petites activités commerciales à l’intérieur du pays car ce sont les populations de l’arrière pays qui connaissent véritablement une carence en financement.
L’Etat dans sa politique d’aide et de développement des PME locales  et des projets individuels, avait mis en place des structures qui avaient pour vocation la vulgarisation des IMF. Il s’agit du CNPMF (Cellule Nationale de Promotion de la Micro-finance)  ou encore le FODEX (Fond d’aide et d’EXpension). Malheureusement avec l’absence de moyens conséquents  et viables,  et une gestion scabreuses des fonds alloués, ces structures ou organismes n’ont pas connu le succès attendu. Il faut savoir que des fonds permanents et surs sont des impératifs  pour maintenir  le financement  à long terme des PME, or ces organismes souffrent d’insuffisance en capitaux permanent.
Il va sans dire que des efforts considérables restent à fournir de la part de l’Etat mais aussi de la part des IMF locales. Une meilleure politique de vulgarisation et de sensibilisation serait la bienvenue pour les micro-entrepreneurs. Des fonds conséquents et permanents doivent être mobilisés pour permettre aux organismes de micro-finances crées par l’Etat de jouer pleinement leurs rôles. En ce qui concerne les IMF locales, un meilleur  accompagnement des femmes et des projets individuels dans les zones rurales est recommandé.  La sensibilisation des bénéficiaires sur la nécessité d’avoir une culture d’épargne et d’assurance. Des mécanismes doivent être mises en place pour  faciliter la création des IMF afin que tous les détenteurs de projets puissent avoir un large choix d’offres de financement.

La micro-finance est réellement une alternative pour la lutte contre la pauvreté, elle permet aux populations vulnérables de  développer leurs activités commerciales. Elle autonomise les ‘’pauvres’’ en leurs permettant d’épargner et de prendre une assurance. Cette stabilité financière garantie la scolarisation des enfants, leurs soins médicaux, éloigne la famille de la faim et enfin responsabilise les jeunes. Les coopératives  et autres groupements d’intérêt communs trouvent en la micro-finance un moyen de développement de leurs activités, contrairement aux banques qui ne sont pas trop friands de ce genre de financement ‘’à risque’’. La micro-finance a bien réussi ailleurs, avec une meilleure adaptation par rapport à nos réalités, elle peut sans aucuns doutes couvrir les besoins en financement des détenteurs de projets ce qui in fine permettra à ces derniers de sortir de la pauvreté ou de la précarité.

            Vivement que la micro-finance participe à la lutte contre la pauvreté.

samedi 21 septembre 2013

Sujet du jour: La veuve et l’orphelin au GABON


La situation de la veuve et de l’orphelin constitue un véritable problème qui divise  la société Gabonaise . Certains sont attachés aux lois coutumières qui attribuent les biens du défunt à la famille, d'autres sont pour une évolution ou une révision de la loi afin de permettre aux veuves et aux ayant droit de jouir des biens laissés par le disparu.

Les veuves sont souvent victimes de violences après le décès du conjoint,  les injures et autres traitements humiliants sont choses courantes pendant et après les funérailles. Les orphelins n'échappent pas à ce mauvais traitement de la famille du défunt, ils sont eux aussi victimes de la cupidité de leurs oncles et neveux paternel.
Ces abus à l'encontre des veuves et des orphelins exposent ces derniers à l’extrême précarité, à la déscolarisation, à la désocialisation, à la délinquance juvénile,à la pandémie du Sida à travers la prostitution. Hormis la douleur qu'il faut supporter après la disparition de l’être cher, il faut comme si ce n'était pas suffisant, subir une autre douleur infligée par la belle famille et  la société.
Quelles solutions appropriées pour régler cette injustice? Des actions ont déjà été posées par l'Etat Il s'agit de la création d'un service public chargé de prendre en charge les difficultés de la veuve et de l'orphelin.La formulation de deux projets de lois révisant certaines dispositions du code civil Gabonais et du code de sécurité social, ayant trait à une meilleure protection de la veuve et de l'orphelin, et bien d'autres. Dans le cadre des reformes en cours d'élaboration, il y a la suppression du conseil de famille, la pénalisation des violences faites aux veuves et aux orphelin, la création du code de la famille, et enfin la modification du mode d'attribution du capital décès. Il existe à l'instar de ces dispositions d'autres textes qui sont étudiées pour renforcer le dispositif de protection de la veuve et de l'orphelin.
Toutes ces dispositions, si elles sont réalisées ou adoptées, participeront j'en suis certain à une meilleure protection de la veuve et de l'orphelin dans notre pays.

Vivement que les autorités, la société civile et chacun de nous, luttions contre ces injustices.Personne n'en est à l'abri.